Catégorie : Editos

  • Ohaime / Strasbourg, fais gaffe la C1 on revient !

    Ohaime / Strasbourg, fais gaffe la C1 on revient !

    Samedi 21 mai 2022.
    La date fera date, je vous le dis moi !
    Enfin si on gagne 5/0 surtout…

    Départ de Cannes à 13h histoire de ne pas être en retard.
    Pour le match à 21h ? Non pour l’apéro cono !!!

    Et ouais, car avec LFZLF on est tous sur Marseille aujourd’hui.
    XIII est annoncé, Sam sera là avec Sol en guest.
    Les historiques Gillou, Cicci et W aussi.
    Bref, tout le gratin.
    C’est même pour ca qu’on a prévu de se retrouver demain, le 22…
    Sauf si Cicci a le covid, ou l’anniversaire de sa soeur, ou une autre excuse bidon.
    Bon, de toute façon, je m’en fous, je suis pas là demain…
    Jolie organisation pour m’exclure de la fête, je le note et je ne m’en félicite pas.

    Avec mon pote Vincent (pas Vinz désolé pas de coup de foudre aujourd’hui) on arrive vers 15h.
    Depuis que je ne bâche plus, je n’étais jamais arrivé aussi tôt au vel’ !!! Je suis trop trop déçu, la meilleure pizza du monde n’est pas là. Trop tôt donc. Pas grave on reviendra.

    On passe côté parvis du stade, ca bouge un peu mais pas trop.
    Pas grave, on va attendre les autres au PP.

    En attendant, voilà mes potes de Toulouse qui arrivent !
    C’est leur baptème au vel’ pour tous les 4, ils sont venus avec la famille au complet : le papa, la maman, la fille et le fiston. Leur fils est fan de l’Ohaime depuis toujours et il a contaminé tout le monde, respect !

    Ils arrivent le sourire jusqu’aux oreilles, alors que rien n’a commencé encore…
    Un petit pastis et nous voilà en route pour la boutique de l’OM.
    Sur le chemin, on nous demande 53 fois si on a des billets à vendre, ou si on cherche des places.
    On a aussi droit aux fameux « 5 Eulo l’echape » « 5 Eulo l’echape » « 5 Eulo l’echape ».

    Sauf qu’en lieu et place de ces écharpes à la noix, j’ai l’honneur d’offrir au fiston une écharpe Virage Sud « L’OM c’est nous ». Il en pleure de joie, et là je me demande pourquoi on va à la boutique de l’OM en fait, ç a sert à quoi ? y’a rien de mieux non ?

    Ils dévalisent la boutique et là on repart côté Sainte Marguerite pour manger l’indétronable pizza chewin gum. Les toulousains se la jouent « je n’en prends qu’un quart » (grave erreur !!!) alors que nous on se tape une demi bien entendu. Elle est trop bonne encore, punaise je pourrai repartir ca me suffit là niveau émotions…

    Retour côté parvis du du vel’, et là les winners mettent le feu, nos toulousains en prennent plein les yeux et plein les oreilles. C’est cool ! La maman est apeurée, ce qu’elle aime ce sont les chants guerriers surtout…

    Ils rentrent au stade, ouf, il était temps, je vais enfin pouvoir retrouver LFZLF.

    On arrive, on n’est pas déçus… Gillou est carrément défoncé. Il ne tient plus debout le pauvre, pourtant la Terre est moins haute que pour nous, mais bon… ça le fait pas du tout. Heureusement, il est assis.

    J’ai la joie de revoir Sol que je n’avais pas vu depuis 1904.
    Ca fait chaud au coeur.
    On part manger un hot dog (froid pour Sol, chaud pour moi) avec Sam (et toujours Vincent).
    On se remémorre les bonnes vieilles anecdotes, et c’est cool.

    XIII n’est finalement pas venu, il avait aqua poney apparemment.
    Cicci et W sont aux abonnés absents.
    Cool la famille.

    On essaye de récupérer Gillou, mais ils sont 2 à devoir le porter le pauvre.
    Vu son gabarit ça passe, mais bon c’est chaud quand même.

    On part au stade, on achète les écharpes et les billets qu’on nous vend au passage (non !) et nous voilà au Virage Sud, le match commence dans 1 heure ca va on a le temps de réviser nos chants.

    Les joueurs entrent sur la pelouse, Jump est là aussi, le tifo est ouf.
    Comme dab’ quoi.

    Le match commence, nos joueurs ratent une occasion en or, et on se dit que s’il nous manque un but à la fin, on en parlera encore dans 10 ans de ce 2 contre 1 face au goal qui finit sur le poteau.

    1/0, le stade explose.
    Surtout que Lens mène contre ces pds de mocogasques.

    La route vers la C1 est dégagée, mais rien n’est fait.
    Tout le monde est tendu dans le stade, les 3/4 sont sur leur téléphone pour suivre le score de Lens.

    Mi-temps, Monaco a égalisé, ca tire un peu la tronche.
    Pas de buvette, plus rien à vendre côté winners, on retourne à nos places.

    La 2ème mi-temps commence mal avec le but de moco qui les envoit en C1.
    Herueusement nos joueurs ont la bonne idée de marquer un 2ème but alors qu’il reste 20 minutes à jouer.
    On fait les calculs, si moco ne gagne que d’un but, il faut encore en marquer 3 nous pour les doubler.

    Droit au but ca vous dit quelque chose ?
    Malheureusement le temps passe sans but.
    2/0 score final ? je crois pas non !
    voilà le 3/0 à la 89ème, on y croit fort !!!
    Surtout quand à la 93è le 4ème but arrive.
    C’est un peu grave la folie dans les tribunes, mais quand même on a tous le frein à main.

    Et, tout d’un coup, alors que sur le terrain rien de fou ne se passe, le stade se met à exploser !
    On comprend. Enfin plutôt on espère comprendre.
    L’information n’arrive pas sur mon tel’.
    C’est le stress total.
    Puis 2ème vague de folie.
    On comprend.
    1 Lens a marqué
    et 2 le match est fini là-bas.

    C’est la folie, et Strasbourg décide de faire main dans la surface pour nous offrir le 5ème but.
    Sauf que la var décide de faire siffler la fin du match plutôt que de nous offrir ce triomphe total.

    On s’en fout en fait.
    On est en C1, on va pouvoir marquer un point ou 2 pour battre nos précédents records.
    ou pas… on verra.

    En attendant, tout le stade reste pour célébrer cette victoire avec les joueurs.
    Cela dure bien 30 minutes, jamais vu ça.
    C’est bon.

    Et ça doit tellement être nul là-bas pour les mocogasques que c’est encore meilleur.

    On retourne à la pizza chewin gum.
    On retrouve nos postes de Toulouse.
    Le sourire n’est plus jusqu’aux oreilles mais jusqu’au front.

    Clair que là, difficile de faire mieux.

    Et c’est le retour dans nos contrées, Vincent dormira la moitié du voyage.
    Heureusement c’est lui qui conduit car moi j’ai dormi tout le long !

    Alx

  • Hommages à Depé

    Hommages à Depé

    Comment trouver les mots pour décrire l’HOMME qu’était Depé ?
    Il y aurait tant à dire. Mais parce qu’il était avant tout pour certains d’entre nous un Ami, un frère, les mots ne nous viennent pas de peur d’en oublier ou de trahir sa mémoire…. Juste ce petit texte, ces quelques mots qui nous viennent du coeur…
    Le leader le plus charismatique des groupes de supporters phocéens n’est plus…
    Celui qui en 13 ans (7 au SW et 6 au MTP) a raté moins de matchs que les doigts d’une seule main, ne viendra plsu exhorter les coeurs marseillais à l’hystérie collective !
    Six ans après son départ du SW, son influence était encore présente, ne serait-ce que par l’émulation provoquée et le travail accompli pour rassembler et mobiliser toutes les énergies.
    L’homme qui a voué sa vie à être la « locomotive » du mouvement nous laisse un grand vide… Toujours aussi enthousiaste à la veille de la reprise, il voulait croire au redressement sportif de l’OM et à une grande saison pour nous supporters.
    Il nous laisse sa foi inaltérable en héritage. Soyons-en dignes pour qu’elle se transmette aux futures générations de supporters marseillais….

    Le supporter le plus charismatique et emblématique du club phocéen n’est plus. Ultime clin d’œil, Depé est décédé le jour de la reprise du championnat. Jusqu’au bout, il aura lié sa vie au club qu’il a toujours supporté.

    Présent dans tous les stades depuis plus d’une décennie, son exubérance et sa passion ont imprégné un style à la tifoseria marseillaise. Il n’a jamais hésité, seul ou avec une poignée d ‘irréductibles à représenter les fans marseillais partout où jouait l’OM. Là où personne n’avait la force, la foi, le courage ou tout simplement l’envie d’aller, lui y était par n’importe quel moyen.

    Depuis la venue des fans de l’AEK Athènes en 1989 où une centaine d’entre eux s’étaient fait remarquer et entendre torses nus par tout le Vélodrome, il prend coutume d’encourager l’OM dans la même tenue, par n’importe quel temps. La légende est en marche : quel supporter marseillais –et même de l’extérieur- ne connaît pas Depé, le « torse nu » ?

    C’est au cours de la saison 87/88 que tout démarre. Un soir, un pote l’emmène au Stade Vélodrome, dans le Virage Sud, au sein des WINNERS (qui sont alors un groupe à peine constitué, comme lui, par quelques collègues de 16/17 ans). Ce sera pour lui la révélation. Les fumigènes, les tambours, les chants, les drapeaux, la ferveur… lui « tournent le cerveau ». Il ne quittera plus l’OM et ce stade…

    Il intègre donc les WINNERS avec lesquels il devient rapidement un leader, un « capo », aux côtés de Dany, Nel, Rachid, Didier, Camille puis de Jasé et Arnaud, ses amis de toujours. C’est aussi le début de l’association FANATICS-ULTRAS-WINNERS, l’année du doublé. Depé est de tous les déplacements, de tous les combats. Qu’importe le groupe, c’est Marseille qu’il faut représenter. Il s’impose comme le « supporter N°1 » de l’OM.

    L’OM écrase le championnat et devient champion d’Europe ! TAPIE, pour féliciter le soutien des supporters lui offre symboliquement sa médaille commémorative. Depé est décidé à se rendre à Tokyo (pour la finale de la Coupe Intercontinentale) par le Transsibérien ! Mais l’ affaire VA-OM vient briser les rêves les plus fous.

    Au terme de la saison 93/94, alors que l’OM est rétrogradé en deuxième division, il quitte les WINNERS. Il estime que sa « tâche » est accomplie et qu’il y a plus à faire « ailleurs », comme par exemple de créer l’équivalent du Virage Sud au Nord et d’œuvrer socialement avec les jeunes en s’investissant pour le quartier de la Plaine.

    Avec une poignée de fidèles, il fonde le MTP. Avec la D2, les débuts sont difficiles, Depé se retrouve en quart de Virage Nord où l’on est loin des ambiances de Coupes d’Europe. Lors de la reprise du championnat il est même interpellé pour un prétexte futile : les Olympiens refusent de jouer si Depé n’est pas relâché et Tapie obtiendra finalement sa libération.

    Il redouble d’ardeur et de passion. Pour un OM-Auxerre, on le verra traverser toute la tribune Jean Bouin (à l’époque en travaux) pour aller finir un message à l’attention de Guy Roux alors que les forces de l’ordre lui courent après !

    En 6 ans, il va finalement asseoir la notoriété du MTP en laissant en héritage un local, une voile et 3000 abonnés.

    Mais plus que cela, Depé ne pensait pas qu’à son groupe. Il était toujours en première ligne du mouvement ultra’ marseillais, que ce soit dans les stades ou face à la direction du club afin de défendre les intérêts du « peuple marseillais ». Sa persévérance et son enthousiasme étaient inaltérables. Pour toute une génération de supporters ou plus simplement ceux qui l’ont connu, le souvenir de Depé restera gravé dans les mémoires comme un mythe. Celui du feu des tribunes qui jamais ne devra s’éteindre partout où passe l’armée des marseillais.

    Salut ,

    Tu ne me connais pas, j’habite loin de toi ( dans le nord de la France
    près de Lille ), mais pourtant j’étais un grand ami de Depé.

    En fait j’ai habité Marseille durant toute l’année 1996, année où
    j’étais abonné MTP, et où j’ai connu Depé.
    Vendredi j’ai regardé OMTV et c’est là que j’ai appris cette triste
    nouvelle.
    Tout le monde était ému ( Di Meco, Dib, Durand, Marchand … ), moi il
    m’a fallu plusieurs heures avant d’y croire !

    A mes yeux et aux yeux de tous, Depé semblait immortel tant il avait de
    l’énergie à revendre et tant il était un digne représentant des
    supporters marseillais.

    C’est un grand homme qui est parti, un homme au grand coeur, qui ne
    vivait que pour l’OM.
    Je suis certain que son âme veillera sur Marseille et sur l’OM, l’OM
    vaincra, et plus que jamais nous serons les premiers !

    De tout coeur je suis avec vous, il faut poursuivre l’idée de baptiser
    le virage nord  » Patrice De Péretti « .

    Courage à tous, plus le stade s’enflammera et plus Depé sera fier de
    nous !

    J’en profite pour adresser toute ma sympathie à la famille de Depé, à
    ses amis, particulièrement aux MTP.

    PS : Eh oui encore pour dire que Depé avait un grand coeur, car c’était lui
    qui jusque maintenant me les réservait.