DEPé, 10 ans déjà !

Posted on 27 July 2010 by admin.
Categories: Edito.

Pépé, on pense toujours à toi !

Retour s/ un extrait d’une thèse du sociologue Ludovic Lestrelin s/ DEPé :

La version .pdf de meilleure qualité est .

LFZLF

“This is the end, my friend”, by Manuクレイジー

Posted on 23 July 2010 by admin.
Categories: CR.

Grand Aïoli s/ Fous les Vous !

Voici le dernier volet de :

7 ième et dernier jour, 7 ième et dernier match : Paraguay - Japon

il paraît que les meilleures choses ont une fin.
Pour nous, la fin, c’est aujourd’hui.

Même si on ne part que demain, notre Coupe du Monde s’arrête ce soir, avec un match qui n’est pas l’affiche espérée (au moment du tirage, on espérait un Italie-Cameroun, la bonne blague), mais qui a le triple mérite d’être à 16 h, de se jouer à Prétoria, tout près de chez nous, et d’être une vraie affiche de Coupe du Monde, 100% exotique, entre deux équipes non-européennes.

Le seul hic, c’est qu’on a deux places en rab, et qu’on se demande bien à qui on va pouvoir refourguer un truc pareil.
Seule solution, pour éviter de brader ça 3 € à 10 min du coup d’envoi, on file dans la billetterie officielle que la FIFA a ouverte dans un centre commercial.
Mauvaise nouvelle, il reste des places à vendre, bonne nouvelle, il ne reste que des catégories 1, les notres étant en catégorie 2 on peut espérer intercepter un acheteur.
La boutique est pleine d’Argentins venus acheter des places pour le 1/4 contre l’Allemagne (les pauvres, s’ils avaient su), mais tout le monde semble se foutre du match du jour.
Je me fais souffler 2 japonais sous le nez par un autre vendeur, avant que mon pote finisse par trouver un mec tout content des places à prix coûtant qu’on lui propose.
J’ai un petit coup de flip au moment où il sort son portefeuille (une fois, à Roland-Garros, j’étais dans la même situation et le type avait sorti de son larfeuille… sa carte de flic), mais tout se passe bien.
Incroyable mais vrai, on n’a pas perdu un centime, et entre ce match et celui de l’Argentine on a même remboursé nos places d’Espagne-Chili.

On profite du temps qui nous reste et de nos billets tout neuf pour acheter des cadeaux pour la famille (rien pour toi Beelike, sorry) avant d’aller se faire une salade au bord de la piscine.
Je ne sais pa si c’est un début de saturation ou le manque de sex-appeal de l’affiche, mais on n’est pas dans le match, et on arrive à nos places à 10 min du coup d’envoi.
Sur le chemin, on se rend compte que les fans japonais sont plus nombreux que prévus et qu’ils se sont mis sur leur 31.

Le stade est loin d’être plein, et on ne ressent pas la tension que l’enjeu d’un 8ème de finale de coupe du monde génère habituellement. Seules les grappes de supporters des deux camps tentent d’animer tout ça. Le problème, c’est qu’ils sont peu nombreux, et totalement impuissants face au concert de vuvuzelas qui semble s’annoncer.

le Lotus Versfeld se remplit très lentement pour ce choc nippo-paraguayen.

La bâche est nickel, mais pour être crédibles il faut rester derrière, messieurs les ultras

Le match a débuté et, très vite, on réalise que le niveau de jeu va être très bas.
Malgré la faible opposition le Paraguay reste groupé en défense, et les Japonais multiplient les erreurs techniques et refusent de trop se livrer.
Tout ça s’annonce long, d’autant qu’il semble que le niveau sonore des vuvuzelas soit inversement proportionnel à la qualité de jeu.
En gros, plus les gens s’emmerdent, plus ils soufflent dans leur cochonnerie en plastique pour s’occuper. C’est rapidement l’enfer, pour les yeux comme pour les oreilles.

La mi-temps est enfin atteinte, sur le score prévisible de 0-0. puisque le stade n’est pas plein, on décide d’en profiter pour changer de place. On a repéré 2 sièges au 1 ier rang, le long de la ligne de touche, et on s’y installe en espérant
1/ que le match s’emballe
2/que la zone soit moins bruyante.
Malheureusement, c’est un double échec !
Plus le match avance, plus les deux équipes refusent de prendre des risques. Quant au bruit, il est encore plus assourdissant que dans la tribune haute, la faute à 2 mioches et à leur père (!) qui passent la 2 ième mi-temps à nous souffler dans les oreilles. On dirait pas, là, comme ça, mais c’est l’enfer.

Confirmation : même en très gros plan, ce match est une purge.

Le 1/4 d’heure ch’ti : binouze pour tout le monde !

“A ce rythme là, je vais avoir l’air con 30 min de plus” :

Ah non, tout le monde ne s’ennuie pas :

Fin du temps réglementaire, 0-0 évidemment, et mon pote craque ! Il décide de se tirer et d’aller m’attendre dans le pub du quartier, où nous avons prévu d’aller voir Espagne-Portugal. j’essaie de le convaincre de rester, c’est la Coupe du Monde après tout, notre tout dernier match qui plus est, et une bonne occasion de suivre une séance de tirs au buts (à priori inévitable) aux premières loges, mais ses oreilles n’en peuvent plus et me voilà tout seul.

c’est parti pour 30 min de plaisir en plus :

Je passe les prolongations à regarder à droite et à gauche, à profiter de ces derniers instants au stade avant le retour au boulot, à prendre des photos de mes voisins, des autres tribunes, des stewarts, bref à m’occuper en attendant les pénos qui finissent naturellement par arriver.

La tension monte d’un cran, tout le monde quitte sa place pour se rapprocher des buts où tout vas se passer, et je m’intéresse à nouveau à ce qui va se passer sur le terrain. dommage pour les japonais, qui avaient au moins eu le mérite d’essayer de gagner le match avant, ils sont trop maladroits et ce sont les méchants Paraguayens qui l’emportent.
Quant à moi, je suis content d’être resté, ces tirs aux buts étaient l’occasion de faire de chouettes photos.

Joie…

Et désespoir !

Voilà, c’est fini, je m’attarde un peu dans le stade pour profiter de la joie des Paraguayens et prolonger encore un peu “MA” Coupe du Monde, et je finis par quitter une dernière fois le Lotus Versfeld et avec lui une semaine de foot et d’émotions.

Le plus beau sourire du voyage :

Merci d’avoir tout lu. C’était un peu bavard mais j’étais content de vous raconter ce voyage qui restera un grand, très grand souvenir.

Merci surtout à mon pote Olive, sans qui je ne serais jamais parti et qui a été un super compagnon de voyage.

Rendez-vous dans 4 ans pour de nouvelles aventures !

Manuクレイジー

Voili-Voilou… Pas de FLAN, que du VéRAI ! Total RESPECT à Manu, notre photo-reporter en herbe. A bientôt s/ ce site pour la reprise, et - Challah - une Culture DèP au Brésil. Pas de FLAN, que du VéRAI !

Et pour conclure : EdF : 11 PITRES ! OhAIME : 11 TITRES ! . Et toujours à télécharger le Sound de LZLFZ de la Coupe de l’IMONDE !

A bientôt et conservez-vous…

LFZLF

Brésil-Chili, par ManuFou

Posted on 22 July 2010 by admin.
Categories: CR.

Aïoli,

Voici l’avant dernier CR de ManuFou : 6 ième jour, 6 ième match, Brésil - Chili

Zou !

Bon sang, déjà lundi. Dans 2 jours, c’est le retour vers Paname, ça passe décidément trop vite. De plus, le soleil a décidé de se planquer pour la première fois du voyage.
Tout ça plus le fait que le match de l’Argentine est désormais derrière nous, ça me donne un petit coup de blues au réveil, que je décide d’effacer en allant courir un peu (j’ai bien dit un peu).

Après cette effort inouï, le programme de la journée s’annonce chargé : d’abord, un déjeuner chez des connaissances françaises de mon pote, qui vivent à Prétoria depuis 6 ans et vont pouvoir nous en apprendre plus sur la vie d’ici.

Comme tout le monde (en tout cas comme tous les habitants des beaux quartiers), ils vivent barricadés : 3 portes fermées à clé en permanence avant de pouvoir entrer, et à l’intérieur une grille (!) qui sépare leur chambre du reste de la maison et qu’ils ferment avant d’aller se coucher.

Le pire, c’est qu’ils ont quand même été cambriolés 3 fois ! Malgré tout, ils ont sur le pays une vision plutôt positive et instructive, qui complètent bien les discussions qu’on a pu avoir depuis notre arrivée.

Mais, pour mieux comprendre le passé et le présent de l’Afrique du Sud, une visite s’impose : celle du musée de l’apartheid, à Johannesburg.

Ca tombe bien, c’est à l’Ellis park que le Brésil et le Chili doivent s’affronter ce soir.

Cap sur la grande ville, donc, pour une après-midi entière au musée.

Sur le chemin, passage près du centre ville, ou Cristiano Ronaldo tient la vedette à défaut de briller sur le terrain.

Au total, on passe pas loin de 3 h dans le musée : il faut dire qu’il y a une expo temporaire consacrée à Mandela, et que l’exposition permanente est extrêmement riche et documentée.

Difficile de rester de marbre devant les nombreuses photos et vidéos du temps de l’apartheid et des violences qui ont suivi la libération de Mandela.

Mais le moment le plus fort restera la demi-heure passée avec Lucky, le collègue de mon pote, qui nous a rejoints devant le musée et, après bien des hésitations, a fini par décider d’entrer.
C’est la 1 ière fois qu’il vient, et on sent qu’il le fait à reculons.
Difficile pour lui de voir ça, car il a vécu les événements de l’intérieur, et du mauvais côté de la barrière.
Je ne suis pas près d’oublier son récit de la journée de l’élection de Mandela, entre autres…

NO COMMENT

Les 1 ières élections multiraciales, en 1994.

Le maillot porté par Mandela le jour de la victoire des Springbocks.

Après ça, le football semble bien peu de chose, mais c’est pour ça qu’on est venu, et on repart donc vers l’Ellis park.

Le trajet est court, quelques kilomètres à peine, mais nous vaudra notre seule frayeur du séjour.
Nous passons en effet par le centre-ville, ce qui, de nuit, est déconseillé. Les quelques ruelles étroites que nous empruntons et où nous restons parfois bloqués au rouge dans notre voiture orange bien voyante nous valent quelques sueurs, pas forcément justifiées (qui sait ?) mais bien réelles.

C’est avec soulagement que nous parvenons à trouver le parking et les cohortes de supporters Brésiliens et Chiliens en route pour le stade.

Ca a beau être notre 6 ième match, on ne se lasse pas de la foule, des chants, des déguisements de toute sorte, le tout dans une atmosphère de fête permanente et de mélange de cultures.
Sur ce plan là, y a pas à dire, rien ne vaut une Coupe du Monde.
Sans vouloir tomber dans un discours de Bisounours, il est quand même agréable de voir les supporters des différentes équipées mélangés avant et après le match, sans animosité ni agressivité, sans être parqué à droite ou à gauche, sans avoir à attendre 45 min dans le stade que les supps adverses aient été évacués, etc.

Bref, l’avant-match est super animé, les Brésiliens sont partout et sûrs de gagner, les Chiliens (presque) nulle part et sûrs de perdre, sur ce point là au moins tout le monde est d’accord.

Message perso : Beelike, je suis sur que ça t’irait à ravir !

ça, par contre, ça n’irait à personne…

Confirmation une fois à l’intérieur : le stade est jaune et vert.
En plus des nombreux Brésiliens, tous les spectateurs “neutres” ont pris comme d’habitude le parti de la Seleçao (sans doute plus pour les souvenirs de Pelé, Socrates ou Aico que pour le jeu de l’équipe de Dunga, mais passons…), sauf vos deux serviteurs qui, très isolés dans leur coin de tribune, reprennent à tue-tête :

Chi-chi-chi !
Le-le-le !
Viva Chile !

Quelques touches de bleu-blanc-rouge dans un océan d’Auriverde :

Cela dit, on a beau avoir choisi de supporter l’équipe adverse, on beau être déçus par la version 2010 de la Seleçao, on a beau être exaspérés par les multiples prières et autres bras tendus vers le ciel des “athlètes de dieu”, voir le Brésil en Coupe du Monde ça fait quelque chose.
Bien sûr, le match n’est pas mémorable, la faute à une équipe Chilienne trop timorée et qui semble avoir renoncé dès le but de Juan, mais le Brésil déroule, crée quelques mouvements collectifs superbes, et paraît extrêmement solide.
C’est bien simple, au coup de sifflet final (1) j’en fais mon favori pour le titre !

Tremblez, Chilenos, Kaka a l’oeil du tigre !

c’est parti, mon kaka !

(1) coup de sifflet final auquel nous n’avons pas assisté, à vrai dire : le match était plié depuis longtemps, l’entrée de Nilmar nous a fait comprendre qu’aucun but supplémentaire ne serait inscrit, on a donc décidé (chose que je déteste par dessus tout) de quitter le stade à 5 min de la fin pour courir jusqu’à la voiture et éviter les embouteillages.

Bien nous en a pris, à peine 45 min plus tard on était rentré, fatigués mais heureux après une journée riche en images et en émotions.

La suite (et la fin) au prochain épisode.

ManuFou