USA - Ghana, By ManuCrazy
4 ième jour, 4 ième match, USA - Ghana
Les 8èmes de finale commencent aujourd’hui. Finis les calculs de bas étage et les fins de match arrangées ; cette fois le couperet va tomber.
Petit plaisir supplémentaire, nous allons découvrir un 4 ième stade, celui de Rustenburg, à 150 km de Prétoria.
Mais avant cela, on a décidé de passer la journée à jouer les touristes pour profiter d’un des charmes de l’Afrique du sud : les parcs nationaux.
Le célèbre Krueger est trop loin, il faut plusieurs jours pour en profiter, ce sera donc pour une autre fois.
Par chance, il y a un parc plus petit, le Pilanesberg, juste au nord de Rustenburg, et on peut le visiter en quelques heures avec sa voiture. C’est donc parti pour le safari photo !
Les éléphants et les lions sont restés cachés, les salauds, mais on en a pris plein les yeux quand même.
Message perso : une pensée émue pour la section phacochère !
Ces quelques heures loin de tout, et du football en particulier, nous ont fait un bien fou, mais pas au point d’oublier que le match approche.
Avant d’aller au stade, on fait un crochet par Sun city, l’autoproclamé Las Vegas local. C’est sans doute vrai, mais en nettement plus cheap, et on se contente de manger un morceau avant de filer rapidement.
Nous y voilà : Rustenburg, petite ville perdue au milieu de nulle part, et qui a trouvé le moyen de construire son stade à 15 km du centre-ville sans être pour autant capable de construire des parkings à proximité.
Il nous faut donc utiliser le système du “Park & Ride” dont les organisateurs sont très fiers : ça consiste tout bêtement à obliger les gens à se garer à Pétaouchnok et à prendre des bus pour aller au stade.
Contraignant, et surtout pénible après le match, comme on le verra. Bref, l’essentiel est fait, nous arrivons à temps au Royal Bafokeng stadium.
C’est sans doute le moins beau des stades de cette coupe du monde : il est petit, très années 80 dans son architecture, et il y a une piste d’athlétisme.
Cela dit, l’affiche est alléchante, on n’est pas trop mal placés et les tribunes sont aussi pleines que colorées.
Il y a un nombre incroyable d’Américains (dont Bill Clinton et Bobe Bryant, paraît-il), et le reste du stade est tout acquis à la dernière équipe Africaine en course, ce qui donne à l’ensemble une ambiance animée, mais bon enfant.
Cliff Barnes a quitté Southfork pour supporter son équipe !
Je n’ai pas eu le courage de lui annoncer que les Bafana étaient éliminés…
Pour Footix, votez 1, pour Zakumi, votez 2 :
Le match ? Sans doute pas le plus beau du mondial, mais assez emballant par son suspense et la fraîcheur des deux équipes, qui n’hésitent pas à se livrer.
Le scénario était bien ficelé, avec une ouverture du score Ghanéenne assez rapide, une égalisation US sur pénalty en 2 ième mi-temps, un nouveau but Ghanéen en tout début de prolongation et une attaque défense de 20 min ensuite pendant laquelle les Américains ont multiplié les occasions, en vain.
Un feuilleton plein de rebondissements, donc, au cours duquel j’ai retourné ma veste plusieurs fois, incapable de souhaiter vraiment la défaite d’une des deux équipes.
Dans quelques secondes, les Amerloques vont égaliser :
Croyez-le ou non, ce type a été élu homme du match :
La fin de match est stressante pour tout le monde…
Message subliminal : c’est toute l’Afrique qui est en 1/4 :
Ce qu’il y a de bien, avec les Américains, c’est qu’ils sont fair-play dans la défaite. La fin de match et la sortie du stade se font donc dans la bonne humeur pour tout le monde… et il va nous en falloir, pour supporter ce qui nous attend !
Captain America n’a pas tout perdu, il ne dormira pas seul ce soir !
Ce qui nous attend ?
De la patience, du stresss et de l’énervement, entre notre sortie du stade et notre retour à la maison (4 h 30 plus tard !).
Entre-temps, on aura eu droit à 45 min de piétinement et 10min de bus pour enfin rejoindre notre carrosse, et surtout à un embouteillage monstre sur la nationale qui relie Rustenburg à Prétoria.
Manifestement, personne n’avait envie de dormir sur place, et comme tout le monde n’a pas eu le droit de partager l’hélico de Clinton, ça faisait au moins 25 000 personne à évacuer sur une simple route à 2 fois une voie…
Je vous laisse imaginer le tableau, je n’ai pas eu le réflexe de prendre une photo, trop occupé que j’étais à doubler ce qui pouvait l’être par la bande d’arrêt d’urgence (quand on voyage, il faut s’adapter aux traditions locales).
A 3 h 30, après quelques frayeurs, on a enfin droit à un repos bien mérité. Rideau.
See you later.
ManuCrazy
… et toujours en ligne le Sound de LFZLF.
Yéba, vive le darwa !
LFZLF

